Des lycéens plus égaux que d'autres...
POURQUOI le lycée Blaise-Cendrars, à Sevran (Seine-Saint-Denis), classé en
« zone prévention violence », perd-il 10 postes de profs quand le prestigieux lycée
Henri-IV à Paris n'en comptera que 2 de moins à la prochaine rentrée ?
Pourquoi le petit lycée professionnel Alfred-Costes (Bobigny) se voit-il sabré de
10 enseignants (sur 69) alors que Saint-Louis-de-Gonzague,
dans le XVIe arrondissement,devrait conserver tous les siens ?
A « Costes », les dédoublements de classes, désormais presque impossibles,
avaient pourtant permis de faire reculer l'absentéisme (courant avec des ados difficiles)
de 40 %. Or voilà bien le genre de statistique dont le ministère du Budget ,
tutelle de l'Education et maître d'œuvre des 11 200 suppressions de postes à la
prochaine rentrée , n'a que faire. Une classe dédoublée, c'est un prof devant 12
ou 15 élèves, au lieu de 25 ou 30, donc un insoutenable gaspillage. C'est comme
pour les options : un cours d'arts plastiques ou de latin en zone d'éducation prioritaire
(ZEP) risque de n'attirer qu'une poignée d'élèves. Gabegie ! Le même enseignement
remplirait une salle dans un lycée de centre-ville.
Un peu moins égal pour certains, peut-être ?
Mardi 29 avril le Lycée J.MONNET sera "lycée mort",de 8h jusqu’à 18h
Pour dénoncer les suppressions de postes dans l’éducation nationale
Enseignants, élèves, parents,
Rendez-Vous Jeudi 10 avril à 17h devant le lycée Joliot-Curie, bd Joliot-Curie avec banderolles et tracts.
Marche jusqu'au Rond Point après le Casino de la Corniche et avant la "promenade Bord de mer" pour organiser un barrage filtrant.
L'action est académique !
Venez nombreux, à demain !